Résumé

Esquisse historique sur les cent-jours… (1819)

POUR empêcher qu'on ne l'accusât elle-même de son dévouement passé au gouvernement napoléonien, l'ancienne noblesse accuse la légèreté du peuple français qui salua Napoléon empereur à son retour, avant même qu'un seul soldat ne l'eût joint. Mais si le peuple est coupable de s'être laissé séduire, qu'alléguera-t-elle en sa faveur, elle dont l'exemple a peut-être contribué aussi à entraîner ceux qu'elle blâme.
Source : Gallica

Esquisse historique sur les cent-jours… (1819)

N'-est-ce pas un malheur, dit-il, de divulguer à la face de l'Europe entière, que des considérations politiques ont influé sur notre résolution? Nous avons fait un grand pas ; mais est-il assez assuré pour atteindre le but que nous nous proposons. Un nouveau gouvernement est établi, il faut agir au nom d'une puissance quelconque; c'est au nom du peuple français qu'on agira. Je ne veux point admettre qu'il y ait ici des hommes qui s'occupent fort peu si la patrie sera sauvée, mais qui s'inquiètent beaucoup
s'ils resteront comtes, barons, conseillers d'État ou ministres.
Source : Gallica

Esquisse historique sur les cent-jours… (1819)

Il y fut, sans doute, principalement question du Roi de Rome, ce qui eût pu être justifié par le seul désir de détacher l'Autriche de l'alliance, mais aussi parce que c'était le dernier mot de passe de la Chambre : et d'ailleurs, il faut avouer qu'une grande partie de la population, surtout dans les campagnes, avait une préférence dont je n'examinerai ni la moralité, ni la légitimité, ni la politique, pour celui qu'elle regardait, à tort ou à raison, comme l'enfant de la révolution.
Source : Gallica

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