Joseph Pelet de La Lozère

Résumé

Joseph Pelet de La Lozère Lafayette en Amérique et en France (1867)

Votre nation, écrivait-il à Lafayette, ne doit pas s'attendre à obtenir, en ce moment, une mesure complète de liberté, et si elle l'obtenait, je ne suis pas sûr qu'elle soit capable de le conserver. Il lui faudra de bonnes lois, et plusieurs générations pour l'accoutumer au respect des propriétés et des personnes, et de tous les principes sur lesquels la liberté repose. Celle qu'on prétend établir par la violence, chez un peuple qui n'y est pas préparé, dégénère en une tyrannie exercée par la foule, ou par le petit nombre, ou par un seul.
Source : Gallica

Joseph Pelet de La Lozère Lafayette en Amérique et en France (1867)

Jamais plus grave résolution ne fut demandée à un homme. Il devait ou accéder à cette demande, et se donner l'apparence de renverser du trône un roi, son parent ; ou laisser libre carrière à une anarchie sans issue qui ne sauverait pas le trône de Charles X et attirerait un déluge de maux sur le pays. Dans le premier cas, il aurait à porter le poids d'un gouvernement plein d'orages et de dangers ; dans le second, il devait recommencer avec la famille royale un exil sans termes et condamner ses fils à vivre sans biens et sans honneurs, loin de leur patrie.
Source : Gallica

Joseph Pelet de La Lozère Lafayette en Amérique et en France (1867)

Vous m'assurez qu'il est changé ; j'ai peine à le croire ; toutefois s'il en est ainsi, s'il veut gouverner la France comme un peuple libre, je serai heureux de le seconder; en attendant, je reconnais qu'il est l'homme le plus propre à défendre le territoire contre l'invasion étrangère, et je pense que le pays doit accepter, pour ce seul objet, ses services, et le reconnaître comme chef provisoire, jusqu'au moment où la nation, régulièrement représentée, se sera donné les institutions et le gouvernement qui lui conviennent.
Source : Gallica

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