Gabriel Ferry,
Revue des Deux Mondes
“ Ceux qui ont visité la Nouvelle-Orléans savent quel aspect étrange présente à un Européen la population noire et blanche qui afflue dans ses rues ; ils savent aussi combien est singulière, à l’époque des crues du fleuve à peine contenu par la levée, la perspective de ces mille ou douze cents navires qui semblent flotter au-dessus de la ville. C’était sur cette levée que je me plaisais surtout à me promener, et, tout en pensant à la patrie absente, je passais de longues heures à contempler le cours impétueux du Mississipi. ”
