Résumé

E. Du Chatenet La succession d'Ichabod Creikfoorth… (1882)

Comme Saint-Louis que nous venons de quitter, la Nouvelle-Orléans où nous arrivons doit sa fondation à l'or, au génie des Français. C'est la capitale de la Louisiane, ce pays enchanté qui serait un véritable paradis terrestre sans ce terrible fléau les fièvres paludéennes qui chaque année font tant de ravages dans sa population.
La nature est riante en Louisiane. Dans cet heureux coin de terre qui ne connaît ni les neiges ni les frimas du nord, ni les chaleurs accablantes de l'équateur, le sublime Architecte du monde a semé à profusion ses trésors magiques.
Source : Gallica

E. Du Chatenet La succession d'Ichabod Creikfoorth… (1882)

Si le chemin de fer a tué la diligence, le steamer a tué le véritable navire où tout, de la cale aux sommets des mâts infectait le goudron, le suif, la poix où les matelots juraient, où le capitaine tempêtait, où l'on avait l'imprévu des coups de mer terribles emportant mâture et voilure, des calmes plats qui allongeaient indéfiniment le voyage, où les passagers, enfin, étaient traités avec autant de soin quelques fois avec moins de soins qu'un simple colis.
Source : Gallica

E. Du Chatenet La succession d'Ichabod Creikfoorth… (1882)

Le long de ses quais de bois, noirs, affaissés, où se pressent des navires venus do tous les coins du globe, se trouvent' les sombres bureaux, les maisons des vieux armateurs, basses, branlantes, enfumées, avec leurs toits énormes, leurs murailles où la brique se mêle au bois les tavernes infectes et suintant le vice par tous les pores, où les matelots, les portefaix hurlent, se battent, se grisent à la plus grande gloire de la vieille Amérique c'est le vieux New-York.
Source : Gallica

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