Résumé

Portrait de Emmanuel Domenech Emmanuel Domenech Souvenirs d'outre-mer. Mes missions au crépuscule de la vie… (1884)

A Londres, comme dans les autres villes de l'Europe, les plus commerciales, l'intelligence, la science, les arts, la littérature, la poésie, la société, la famille ont leurs droits, leur place au soleil et leur demeure artistique, élégante, vaste, sévère ou gaie, simple ou somptueuse ; aux ÉtatsUnis ces choses-là n'ont guère qu'une tente. La marchandise accapare tout, hommes et choses, elle règne et gouverne en despote en tout et partout, tout et tous sont ses esclaves.
L'Américain, si fier de sa liberté, la dépose brutalement au pied de sa souveraine. Tout est marchandise pour lui
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel Domenech Emmanuel Domenech Souvenirs d'outre-mer. Mes missions au crépuscule de la vie… (1884)

Les rides et les cheveux blancs ont une gravité qui glace bien des gens, car les cheveux blancs et les rides parlent vaguement, par eux-mêmes, du déclin de la vie, et le monde n'aime pas ce genre de langage. Cette sorte de répulsion instinctive de la foule s'adresse aussi bien à l'homme du monde qu'au prêtre. Dieu la permet pour attirer plus fortement à lui les pensées de l'homme dont les heures sont comptées. Il la permet pour que sa voix divine soit mieux entendue, au milieu du silence et de la solitude qui se fait alors autour de nous. Aussi, je ne me plains pas, mais je constate un fait.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel Domenech Emmanuel Domenech Souvenirs d'outre-mer. Mes missions au crépuscule de la vie… (1884)

Le lendemain matin, je pris le train pour Laredo.
Quoique la distance, qui sépare cette ville de Corpus-Christi, ne fût pas considérable, nous mîmes toute la journée, douze heures, pour la franchir.
La route est triste et monotone au possible, surtout en été, le soleil brûlant ou jaunissant toute la végétation. Des prairies sans herbes, des yuccas, des cactus à figues de Barbarie, des taillis à perte de
vue, des arbres avortes, raboteux et presque sans ombrage, et des ruisseaux sans eau, voilà ce qu'on voit sur tout ce long parcours, aride, inculte et plat.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature