Élisée Reclus,
Le Tour du monde
“ Cette île n’a de remarquable que ses souvenirs et je l’aurais probablement oubliée si, en vue même de ses côtes, un grain violent n’avait assailli notre navire. Aussi courageux qu’on soit, on ne peut s’empêcher d’être ému jusque dans sa dernière fibre, quand on voit une tempête s’amasser dans le ciel ; mais quand le navire est assailli déjà et craque dans toutes ses membrures sous l’effort du vent et de la vague, alors on se fait une âme forte à la hauteur du danger et l’on ne ressent plus qu’une émotion virile en face de la rage de la mer. ”
