Théodore Pavie,
Gretchen, Récit de la haute mer
“ Il lui semblait qu’elle était emportée par un cheval fougueux ; elle éprouvait un saisissement chaque fois que la proue du navire se dressait sur les vagues en faisant jaillir des flocons d’écume. — Voyez, dit Max, comme la mer est belle ! Nous glissons sur les abîmes à la manière de l’oiseau qui plane les ailes étendues. Vous n’avez pas peur, n’est-ce pas ? — Pas trop, répliqua Gretchen ; je m’y habituerai, je l’espère. — En mer, continua Max, l’esprit et le cœur s’épanouissent en pleine liberté ; on oublie toutes les exigences, toutes les obligations, tous les ennuis de la vie... ”
