Résumé

Hippolyte Maillard Physiologie du marin : dédiée à la marine française (1843)

IL'HORIZON vient de se couvrir. de gros nuages s'amoncèlent dans l'espace où la foudre gronde, laissant percer à travers leurs masses épaisses des éclairs pâles précurseurs de la foudre ; l'alcyon, que les marins appellent satani, a fait entendre un cri aigu; son aile rase la surface de la mer avec rapidité, il semble fuir l'orage et se diriger vers le navire où il trouvera un abri. Quelques instants se passent dans un silence complet, seulement de temps à autre on entend la voix du capitaine qui commande la manœuvre ; on dépasse les mâts de perroquets, on cale en partie
Source : Gallica

Hippolyte Maillard Physiologie du marin : dédiée à la marine française (1843)

Mais si le calme se prolonge, les plaisirs deviennent insipides; on réfléchit, on s'inquiète, on songe à la longueur du voyage, et l'on cherche à découvrir à l'horizon ce qu'en terme de marine on appelle un pied de vent ; si la brise se lève bonne, on rêve déjà le port, on calcule le moment où on l'atteindra et celui où l'on pourra se procurer toutes les jouissances de la vie, qui cessent souvent de l'être dès qu'on les possède entièrement.
Source : Gallica

Hippolyte Maillard Physiologie du marin : dédiée à la marine française (1843)

Nous avons vu des passagers offrir vingt francs à des matelots pour leur ration d'un seul repas, et en être repoussés avec dédain: la conservation avant tout.
Le premier jour de calme, après un temps forcé, est pour ainsi dire une fête à bord; point de manœuvre à faire, point de quart difficile; les passagers et les officiers sont tous sur le pont à plonger de l'œil dans la profondeur des
abimes de l'Océan, qui, uni, tranquille, azuré, semble se reposer des fatigues de la tourmente qui l'a agité quelques jours avant.
Source : Gallica

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