Jurien de La Gravière, Les Stations de la Méditerranée…
“ Le Furet ne se tira cependant pas trop mal d’affaire. Sans doute le vent était lourd, le froid vif et la mer un peu dure ; mais l’hiver est quelquefois dans la Méditerranée plus clément que l’automne. Quand la côte presque tout entière est couverte de neige, qu’elle est, suivant l’expression des marins, hivernée, le vent ne souffle plus que rarement du large. Une brise fraîche et piquante, venant toujours de terre, accueille le navire, qui à quelques lieues de la côte était encore battu de la tempête. Le froid manteau étendu sur les montagnes repousse la tourmente. ”
