Résumé

Jean Vigy Abrégé d'histoire de la marine française… (1901)

Le 17 octobre, à six heures et demie du matin, commence le premier bombardement de Sébastopol par terre et par mer. Quatorze vaisseaux français s'embossent devant les forts du sud, pendant que les vaisseaux anglais s'embossent devant les forts du nord. A une heure, le vaisseau-amiral donne le signal: Commencez le bombardement! Des explosions formidables partent de chaque vaisseau, couvrant au loin la côte de fumée, les forts de boulets. Les batteries russes ripostent avec une extrême énergie.
Source : Gallica

Jean Vigy Abrégé d'histoire de la marine française… (1901)

Un instant après, c'est le tour du bras gauche ; exalté par le combat, le héros ne sent pas la douleur: « Vive la France, s'écrie-t-il; feu, camarades! » Un troisième boulet lui emporte les deux jambes ! Il appelle alors son second, Belliard, et, retrouvant son énergique voix de commandement : « Braves marins du Tonnant, jurez de ne pas amener, de couler plutôt que de vous rendre. Si vous êtes pris à l'abordage, jetez ce qui reste de mon t-orps à la mer. Vive la France! » et il expire. Le Tonnant continue la lutte en désespéré, mais privé de toute sa mâture, il va s'échouer à la côte.
Source : Gallica

Jean Vigy Abrégé d'histoire de la marine française… (1901)

Le neveu de Jean Bart, Cornil, commandant la frégate la Danaé avec son fils comme second, est attaqué en 1759 par deux énormes vaisseaux anglais.
La lutte est impossible.
« N'importe, dit Cornil Bart à son fils Pierre, il faut combattre pour l'honneur du pavillon. » La canonnade s'engage. Un boulet emporie les deux jambes du commandant. Son fils veut le faire porter dans sa chambre, le faire panser.
« Non, mon fils, c'est inutile ; tant qu'il me restera un souffle de vie, je resterai ici. Quand je serai mort, veille à soutenir l'honneur du pavillon et celui de la famille. »
Source : Gallica

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