Alfred Doneaud Du Plan

Résumé

Alfred Doneaud Du Plan Histoire de la marine française (1865)

En 1829, il avait encore été question, entre la France et la Russie, d'une alliance étroite qui eût donné : à la France, le Rhin ; à la Russie, Constantinople. Repoussé par Nicolas qui ne voulut jamais le reconnaître, le chef de la branche cadette des Bourbons, préoccupé du soin de se maintenir sur le trône et de continuer la conquête de l'Algérie, se tourna, comme l'avaient fait jadis le régent et Fleury, du côté de l'Angleterre, et sacrifia à cette alliance, sinon notre marine, du moins parfois la dignité du pays. La révolution de 1830 avait ébranlé la plupart des trônes de l'Europe.
Source : Gallica

Alfred Doneaud Du Plan Histoire de la marine française (1865)

Ils ne s'accordèrent que sur un point : l'impossibilité de maintenir la neutralité maritime dans l'Inde, illusion dont s'était bercée la compagnie française, et que l'Angleterre avait entretenue pour se donner le temps d'achever ses préparatifs. Comme on refusait à Dupleix des fonds, il termina à ses frais les fortifications de Pondichéry La Bourdonnais, de son côté, n'était pas moins entravé. Ce ne fut qu'en 1746 qu'il reçut d'Europe un vaisseau et quelques navires à peine propres au commerce. Il transforme ces faibles ressources en une escadre de guerre.
Source : Gallica

Alfred Doneaud Du Plan Histoire de la marine française (1865)

Malgré l'insuccès de l'expédition de Saint-Domingue, l'Angleterre, épouvantée de la rapide résurrection de la France, prétexta de l'annexion du Piémont et de l'île d'Elbe pour refuser d'évacuer Malte. En vain Bonaparte proposa de remettre l'île entre les mains du tzar. L'amirauté britannique y répondit en capturant douze cents bâtiments français de commerce ; c'était, disait-elle, l'usage de l'Angleterre, pour prévenir les hostilités, en enlevant à l'ennemi les moyens de faire la guerre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature