Résumé

Raoul Postel La marine et les grands marins français (1887)

En arrivant dans ces mers, il trouva les Anglais maîtres de Sainte-Lucie et, pour couvrir leur conquête, huit vaisseaux de ligne embossés sous les batteries de la côte. Comme il ne fallait pas songer à forcer un tel poste, d'Estaing se dirigea sur Saint-Vincent, dont il s'empara, et de là cingla vers la Grenade. Cette île, autant protégée par sa position presque inexpugnable que par ses forts perdus dans les nuages, se croyait, plus que toute autre, à l'abri d'un coup de main. L'amiral français résolut de profiter de la confiante sécurité de son gouverneur.
Source : Gallica

Raoul Postel La marine et les grands marins français (1887)

Jusque-là, le bailli de Suffren passait, après quarante années de navigation, pour un brave et intègre capitaine, mais rien de plus, sa modestie et son horreur de l'intrigue n'étant guère propres à le mettre en relief. Il fallut que le gouvernement français hasardât une expédition ingrate, perdue au bout du monde, pour qu'on songeât à Suffren, personne n'en briguant le commandement. Il s'agissait de s'allier à la Hollande, laquelle du reste subvenait à l'armement de notre flotte, pour aller, de concert avec cette puissance, arracher l'empire de la mer des Indes à l'Angleterre.
Source : Gallica

Raoul Postel La marine et les grands marins français (1887)

Depuis leur mort, notre marine militaire, voulant honorer et perpétuer le souvenir de leurs noms, les a constamment donnés à des bâtiments de la flotte.
Le retentissement de la fatale catastrophe de Trafalgar fut immense en France; qu'on y songe : de trente-trois vaisseaux quatre seulement furent sauvés! Napoléon, blessé dans son orgueil, se montra injuste, comme tous les despotes : il imposa silence à tous les journaux, qui eurent ordre de ne parler en termes vagues que d'un combat imprudent où nous avions plus souffert de la tempête que de l'ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature