Raoul Postel, La marine et les grands marins français (1887)
“ En arrivant dans ces mers, il trouva les Anglais maîtres de Sainte-Lucie et, pour couvrir leur conquête, huit vaisseaux de ligne embossés sous les batteries de la côte. Comme il ne fallait pas songer à forcer un tel poste, d'Estaing se dirigea sur Saint-Vincent, dont il s'empara, et de là cingla vers la Grenade. Cette île, autant protégée par sa position presque inexpugnable que par ses forts perdus dans les nuages, se croyait, plus que toute autre, à l'abri d'un coup de main. L'amiral français résolut de profiter de la confiante sécurité de son gouverneur. ”
