Résumé

A. Lemercier Les marins célèbres de la France… (1882)

A cet aspect un sentiment nouveau s'empare du cœur de Ducouëdic. Les Anglais ne sont plus ses ennemis, ce sont des frères, des naufragés. Ce n'est plus l'abordage qu'il commande, ce sont des moyens de salut qu'il dispose.
Mais le feu qui dévore le Québec menace la Surveillante, qui, rasée d'un bout à l'autre, flotte au gré des vents et des flots comme une masse inerte. Ce ne fut qu'après des efforts inouïs, et grâce à une présence d'esprit extraordinaire, que Ducouëdic
parvint à s'éloigner d'une centaine de mètres de la frégate incendiée.
Source : Gallica

A. Lemercier Les marins célèbres de la France… (1882)

Tous ses canons tonnent à la fois. Quand ses mâts s'écroulent, entraînant avec eux son pavillon, il ne s'en aperçoit qu'aux hurra poussés par les Anglais. Des pavillons! s'écrie-t-il aussitôt, des pavillons ! qu'on en mette partout, qu'on en couvre mon vaisseau! Puis, se plaçant aux postes les plus périlleux, offrant son corps aux boulets qui pleuvent de tous côtés, il prolonge cette lutte héroïque d'un contre dix, jusqu'à ce que ses vaisseaux, qu'un calme plat clouait à leur place, viennent, avec la brise du soir, dégager leur amiral.
Source : Gallica

A. Lemercier Les marins célèbres de la France… (1882)

Quand elle fut lavée et nettoyée, toutes les chaloupes, tous les canots, toutes les péniches des bâtiments de la rade vinrent la prendre pour la remorquer, et c'est ainsi que la Surveillante, traînée par mille rameurs, fit son entrée dans le port de Brest. Plus de soixante vaisseaux de guerre s'étaient pavoisés pour la recevoir, et, à mesure qu'elle passait devant l'un d'eux, tout l'équipage, rangé sur ses vergues, la saluait de trois cris de Vive le roi! que répétait chaque fois une population innombrable accourue sur la plage.
Source : Gallica

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