Alfred Driou

Résumé

Alfred Driou,  Récits de batailles navales (1872)

“ C'est dans ce genre d'attaque que la valeur française brille de tout son éclat. Jamais les matelots français n'ont manqué de courage; chaque fois que le signal à l'abordage leur a été donné, ils l'ont accueilli avec des hourra d'enthousiasme.
Dans un combat général, le général en chef doit avoir médité d'avance son plan de bataille; car il y a un extrême danger à manœuvrer sous le feu de l'ennemi. Le devoir du capitaine de vaisseau est alors de tout mettre en œuvre pour assurer la prompte exécution des plans de son général.
”
Source : Gallica

Alfred Driou,  Récits de batailles navales (1872)

“ Pilote Zeger, voilà notre homme, montrant du doigt le duc d'York. Le pilote, ôtant son bonnet, répondit, à la matelotte : Monsieur, vous allez le rencontrer. Et, en disant cela, il arriva droit sur lui, jusqu'à une portée de mousquet. Alors l'amiral anglais vint lui prêter le côté, et lui envoya une bordée, à quoi le Hollandais répondit de toutes les siennes, ce qui couvrit l'air d'une si épaisse fumée, qu'il n'y eut plus moyen de rien apercevoir, le peu de vent même qu'il faisait étant tout à fait tombé dans ce moment là, comme si c'eût été sous les coups qu'on avait tirés. ”
Source : Gallica

Alfred Driou,  Récits de batailles navales (1872)

“ La flotte anglaise, profitant du vent, arriva sur lui en forme de croissant et manœuvra pour le cerner. Le combat s'engagea aussitôt sur toute la ligne. Dès le commencement de l'action, comme Ruyter se levait du siège où il venait de conférer avec le capitaine Van-Nès, une volée de canon passa et emporta le siège. Le danger auquel l'amiral venait d'échapper, par un hazard providentiel, se répandit bientôt sur toute la flotte et redoubla l'ardeur des matelots, qui firent des prodiges de valeur, La canonnade durait depuis plusieurs heures lorsqu'un cri terrible : Un brûlot! ”
Source : Gallica

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