Louis-Nicolas Bescherelle

Résumé

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Tourville, par Bescherelle aîné… (1868)

« Tourville, qui, selon la remarque d'un
historien maritime, n'était plus dès longtemps le bouillant capitaine si prompt à l'abordage et aux coups de main presque téméraires, mais qui avait acquis toutes les prudentes qualités, toutes les ruses, toute l'expérience d'un général consommé, profita si habilement de la faveur du vent, qu'il surmonta tous les obstacles, passa à travers les flottes d'Angleterre et de Hollande, et joignit celle de Brest sans coup férir, au grand étonnement des ennemis, encore occupés à le chercher. »
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Tourville, par Bescherelle aîné… (1868)

Mais, quoiqu'il n'y en eût pas une seule qui, par son caractère et par sa beauté, ne méritât de fixer le chevalier de Pagès, et bien qu'il sentît le prix des mœurs douces et pures de la liberté, qu'une pauvreté honnête et une pieuse éducation donnaient à ces bonnes gens, il était trop vivement épris des charmes de la science et du désir d'en accélérer les progrès pour que toute autre passion trouvât cette place dans son cœur.
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Tourville, par Bescherelle aîné… (1868)

Son escadre ayant été renforcée de deux frégates, Forbin s'estima en mesure d'agir en maître à l'égard des Vénitiens. Il ne laissa plus passer aucun de leurs bâtiments sans le visiter, faisant jeter à la mer la cargaison de ceux qui lui paraissaient suspects, il en brûla même quelques-uns. Une flotte de quatre-vingts navires, se rendant de Venise à Trieste, s'était vu barrer le passage, et le terrible capitaine se disposait à la livrer aux flammes lorsqu'il reçut de Fambassadeur de France à Venise, dont sa fougue compromettait au plus haut
point la diplomatie, Fordre de les relâcher.
Source : Gallica

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