Charles de Ribelle

Résumé

Charles de Ribelle Les fastes de la marine française… (1860)

Non, non, dit Duquesne, rien de cela, mon jeune ami; il faut vous faire marin ; la France a besoin d'hommes d'élite, de marins habiles et instruits : sa puissance et sa gloire ne sont qu'à ce prix, croyez-le bien. Faites-vous marin y instruisez-vous, aussi bien par la théorie que par la pratique; ne faites pas comme tous ces jeunes nobles, qui obtiennent par faveur le commandement d'un navire, et qui croient, parce qu'ils sont braves et qu'ils ont porté l'épée depuis leur enfance, qu'il n'y a qu'à monter sur les planches d'un vaisseau pour savoir le diriger et gagner des batailles.
Source : Gallica

Charles de Ribelle Les fastes de la marine française… (1860)

Prisonniers des Anglais ! tu ne sais pas ce que c'est, toi, petit, que d'être prisonnier des Anglais? Eh bien ! que le saint bon Dieu te préserve d'un tel malheur, et si jamais tu es marin, et que tu te vois près à être pris par les Anglais, eh bien! vois-tu, petit, glisse-toi tout doucement du mieux de ton possible du côté de la soute aux poudres, et fais-toi sauter plutôt que d'être le prisonnier de ces requins-là. Ah !
je m'en rappelle, moi qui suis resté pendant dix ans leur
martyr.
Source : Gallica

Charles de Ribelle Les fastes de la marine française… (1860)

« Maître Valbué, si vous faites un pas, je vous enfonce cette gaffe dans le ventre.
-Ah! c'est ça, dit Valbué devenu fou de colère; ah!
c'est ça, tu viens m'assaillir sur mon bord! attends, attends. » Et il commença à taper à coups redoublés sur le pauvre Keiser, qui était le plus à sa portée.
« Maître Yalbué, maître Valbué, lui criait Jean, laissez Keiser, ou par la mort je vous éventre.
—Attends, attends, tu auras ton tour. » Et il se précipita sur le petit garçon, qui lui allongea un si terrible
coup de sa gaffe, que le marin jeta un cri terrible et tomba sur le pont.
Source : Gallica

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