E. Jurien de la Gravière, Souvenirs d’un Amiral, troisième série…
“ Pour qu’il existe encore après la paix de 1815, comme après celle de 1763, une grande marine française, il faut que celui qui dirige d’en haut tous les événemens de ce monde ait eu ses raisons pour ne pas la laisser périr. La mission qui m’avait été confiée était la conséquence naturelle du mouvement d’idées qui marqua les premières années de la restauration. J’ai souvent entendu dire alors, par des gens dont je me serais bien gardé d’épouser les utopies, que la France et l’Angleterre devaient s’unir étroitement pour assurer le bonheur et la tranquillité de l’Europe. ”
