Comte Bouët-Willaumez, Revue des Deux Mondes
“ La colonie du Sénégal ne ressemble pas à celles dont nous venons de parler : ce n’est plus la culture qui y domine, c’est la troque ou commerce d’échange. Ce n’est pas aux travaux de la terre que nous y avons dressé la race indigène : nous avons tourné son activité soit vers le trafic, soit vers la navigation des fleuves et de leurs affluens ou marigots, tous autant de chemins qui marchent et permettent à ces courtiers africains, devenus français, de transporter sur leurs nombreuses flottilles les marchandises de nos manufactures dans les escales ou marchés de l’intérieur de l’Afrique. ”
