Franck Pilatte, Les Maritimes, poésies... (1888)
“ Et qu'eussent aimé ne jamais connaître Les marins chinois coulés à Shei-Po. Quant au torpilleur, c'est une autre affaire, — Je veux dire l'homme, et non le bateau Vous pouvez chercher sur mer et sur terre, Nul n'est plus alerte et nul n'est plus beau. Je ne parle pas du torpilleur sale, Dont le charbon teint la face et les bras, Qui porte toujours du suif plein sa fale Et rendrait des points à des bouchons gras; C'est le torpilleur en grande toilette Au tricot soyeux, au col échancré, Frisant avec soin moustache et liette Qui dans mes chansons sera célébré. ”
