Résumé

Portrait de Siméon Bourgois Siméon Bourgois Les torpilleurs, la guerre navale et la défense des côtes (1888)

Le principe de la division du travail s'opposerait-il à ce qu'un bâtiment, armé d'une grosse artillerie, lente à charger, se défendît des torpilleurs par de petites pièces d'un maniement plus facile et d'un tir plus rapide. S'il en était ainsi, le bon sens commanderait de sacrifier le principe et de garder les armes utiles. A moins de 600 mètres de distance, les torpilles automobiles commencent à avoir des chances raisonnables d'atteindre l'ennemi. Pourquoi priver de ces
chances heureuses le bâtiment qui dispose d'espaces suffisants pour manœuvrer cet engin sans gêner le tir de l'artillerie?
Source : Gallica

Portrait de Siméon Bourgois Siméon Bourgois Les torpilleurs, la guerre navale et la défense des côtes (1888)

Leur capture est souvent précédée d'une lutte sanglante, qui donne une physionomie particulière à la guerre de course sous l'ancienne monarchie. Jean Bart, le plus illustre de nos corsaires, n'hésite pas, dans bien des cas, à attaquer des bâtiments de guerre ennemis. Les
succès qu'il remporte ainsi lui valent le titre de chef d'escadre et son nom, comme celui de Duguay-Trouin, reste entouré d'une auréole de gloire qui ne pâlit pas auprès de celle des héros de la grande guerre navale, des Duquesne et des Tourville.
Source : Gallica

Portrait de Siméon Bourgois Siméon Bourgois Les torpilleurs, la guerre navale et la défense des côtes (1888)

De là à conclure que la France doit renoncer à la guerre de course aussi bien qu'à la grande guerre, aux croiseurs aussi bien qu'aux cuirassés, il n'y a qu'un pas que la logique force à franchir. C'est donc à l'anéantissement de la marine française que tendent les arguments de nos adversaires, et c'est ce qui explique la répugnance avec laquelle leurs doctrines sont accueillies dans tous les rangs de la marine.
Source : Gallica

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