Artillerie mobile

Définition et enjeux

Joseph Bédier ,  Revue des Deux Mondes

“ Une même doctrine régnait alors dans toutes les armées. Toutes admettaient que l’artillerie ne tire utilement qu’à la faible distance où il reste possible d’observer le tir, c’est-à-dire à quatre kilomètres au plus, et qu’elle ne doit pas prétendre à détruire l’artillerie ennemie, abritée comme elle derrière des positions masquées, et par conséquent invisible. Dès lors, une artillerie de campagne, très légère et très mobile, assistée, en de certaines circonstances limitées, par des canons courts, semblait devoir suffire : ni la longue portée, ni les gros calibres n’offraient d’utilité. ”
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Charles-Armand Romain,  Les responsabilités de l'artillerie française en 1870… (1913)

“ Notre artillerie avait-elle une tactique en 1870?
A voir nos batteries virevolter sur le champ de bataille, lancer précipitamment — souvent en plein ciel — le feu d'artifices de leurs projectiles, puis se retirer, revenir et repartir encore au galop, constituant cet « échafaudage mobile » dont parle le grand État-major allemand (I) , le doute est permis.
”
Source : Gallica

A Marchand,  Les chemins de fer de l'Est et la guerre de 1914-1918… (1924)

“ Le Service de l'Artillerie recevra aussi des munitions et du matériel de remplacement en trains venant en principe des S. M.; ces trains seront débranchés, les munitions reformées en lots correspondant aux demandes de l'armée, le matériel déchargé s'il y a lieu pour être trié et réexpédié; il doit toujours y avoir sur wagons à la G. R. un en-cas mobile de munitions pour parer aux besoins immédiats,
l'artillerie doit donc disposer de voies pour ses wagons et son en-cas mobile, et de chantiers de déchargement ou de halles pour les manutentions.
”
Source : Gallica

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