Ildefonse Favé

Élements biographiques

Ildefonse Favé,  Nos revers, par le général Favé (1871)

“ Les idées préconçues sont tellement enracinées que presque personne en France avant les événements de 1866, n'aurait admis que l'armée prussienne pût lutter contre la nôtre. Le préjugé, condamnant d'avance une armée dont les soldats retenus près de leurs foyers, n'échappaient pas aux liens de la vie de famille, aurait dit : la victoire appartient au soldat le plus courageux et non pas au plus instruit. De pareilles troupes ne seront pas animées de l'esprit militaire, de l'amour de la gloire, de tous les nobles sentiments qui font braver le danger et sacrifier la vie. ”
Source : Gallica

Ildefonse Favé,  Cours d'art militaire professé à l'École polytechnique (1877)

“ Quelle est la place à donner aux batteries, dans les colonnes des troupes en marche, au cas où l'on peut rencontrer l'ennemi et avoir à le combattre immédiatement? Quelle place assigner à l'artillerie, dans l'avant-garde, dans le corps de bataille, dans l'arrièregarde, pour une colonne d'une brigade isolée, d'une division, d'un corps d'armée? ”
Source : Gallica

Ildefonse Favé,  Nos revers, par le général Favé (1871)

“ On ne saurait nier la supériorité que des troupes aguerries doivent prendre sur celles qui ne le sont pas, quand toutes choses sont d'ailleurs égales; mais les résultats de la guerre de 1866 font ressortir la part duc aux progrès d'organisation, de manoeuvres et d'armement. Or, le principe de tous ces progrès est dans le travail intellectuel : c'est lui qui s'applique à toutes les parties de l'art, qui trace les plans de campagne et qui dirige les mouvements des troupes. Comment l'armée prussienne a-t-elle acquis la supériorité sous ce rapport, voilà ce qu'il importe maintenant d'examiner. ”
Source : Gallica

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