Résumé

Manuel du chef de section d'Infanterie (1918)

Organisation et obligation du tir d'usure. — La surveillance aux tranchées a non seulement pour but de prévenir si l'ennemi sort de ses tranchées, mais d'observer continuellement les détails de son organisation défensive et de saisir ses mouvements les plus imperceptibles pour lui infliger des pertes.
Le tir d'usure doit être une préoccupation incessante de tout chef de section, de toute troupe que n'arrête pas la crainte des représailles. La guerre de tranchées n'est pas une trève ni un service de garde : c'est une phase de la bataille.
Source : Gallica

Manuel du chef de section d'Infanterie (1916)

La guerre actuelle a mis l'outil sur le même rang que le fusil.
Aujourd'hui, le soldat est à la fois un combattant et un travailleur : on ne conçoit plus l'un sans l'autre.
Il se sert de son fusil quelquefois, de son outil tous les jours.
Lorsqu'il a conquis un avantage au prix de son sang, s'il ne compte que sur son fusil pour le conserver, il sera cruellement déçu. Il faut que, quelle que soit sa fatigue, il remue de la terre sur l'heure, qu'il sache que tout coup de pioche gagné sur sa lassitude est un échec à la contreattaque que l'ennemi prépare contre lui en ce moment.
Source : Gallica

Manuel du chef de section d'Infanterie (1916)

Le chef de section. — Le chef de section est un chef uniquement militaire: il est à la tête de la plus forte unité que l'on puisse commander à la voix et surveiller d'un coup d'œil, même déployée. La section est la cellule élémentaire de la bataille ; en principe, elle s'engage, tire et combat d'un bloc; tout se passe comme si sa puissance était concentrée sur une seule tête, le chef de section.
Source : Gallica

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