Canon de 75 mm

Définition et enjeux

Joseph Bédier ,  Revue des Deux Mondes

“ Si, pour tirer à 8 000 mètres, un 120 long vaut quelque chose et un 75 ne vaut rien, il n’en reste pas moins que, à 6 000 mètres, un 75 vaut mieux qu’un 120 long (ou tout autre canon à longue portée) . Pris sous le feu à 8 000 mètres, un 75 ne pourra pas riposter, c’est l’évidence ; mais qu’il se dérobe, qu’il fasse appel à la manœuvre, qu’il se rapproche, — sa mobilité le lui permettra toujours, — et, une fois à portée propice, il prendra l’avantage par la rapidité et l’efficacité supérieures de son tir. ”
Source : Wikisource

Francis Marre,  Notre artillerie... (1915)

“ Poids de l'affût pièce en batterie. 1040 kg.
Nombre de coups tirés à la minute. 19
Elle est donc plus légère que notre 75, mais son projectile est sensiblement moins lourd (6 kilogs 500 au lieu de 7 kilogs 250) et sa vitesse initiale moins considérable (510 m. au lieu de 529 m.) . Aux dires de tous les hommes compétents, elle ne vaut pas notre 75 au point de vue de l'effet utile produit « en tant que canon long de campagne » et ne lui est supérieure qu'en tant que canon de cavalerie et surtout qu'en tant qu'obusier léger.
”
Source : Gallica

Alphonse Nicot,  La Grande guerre (1914-1915) (1915)

“ Cet obus, grâce à une lusée dont un mécanisme ingénieux règle le fonctionnement, éclate exactement au point voulu de sa trajectoire. A 1 000 mètres de la pièce, le projectile a encore une vitesse de 410 mètres à la seconde; à 3000 mètres, cette vitesse est encore de 290 mètres. La portée extrême de la pièce dépasse le double de cette distance.
Mais ce qui constitue le caractère le plus remarquable du canon de 75, c'est son recul et sa remise en place automatique.
Dans les anciens canons, la pièce tout entière, avec son affût, reculait
sous l'action de la décharge de la poudre.
”
Source : Gallica

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