Frédéric Reboul

Élements biographiques

Frédéric Reboul Mobilisation industrielle (1925)

Ces soldats ne furent que trop téméraires, leurs cadres que trop persuadés de la vertu souveraine de l'offensive. Ne leur reprochons rien. S'ils n'ont pas pu triompher, c'est que l'outil dont ils disposaient était insuffisant. Aujourd'hui, l'infanterie ne peut plus attaquer seule un ennemi pourvu d'armes automatiques; elle doit être constamment soutenue par son artillerie. Les forces morales, certes, sont infiniment précieuses; il faut les cultiver, mais, seules, elles ne permettent pas de triompher d'un adversaire bien armé, et qui, lui aussi, a bon moral.
Source : Gallica

Frédéric Reboul Mobilisation industrielle (1925)

Elles n'arrêtent pas la balle ou l'éclat d'obus. Elles n'empêchent pas que des sections entières ne soient fauchées par une seule mitrailleuse, que l'artillerie, d'un seul de ses obus, ne mette hors d'état de continuer la lutte une dizaine de combattants.
Le moral du soldat est fonction de la valeur de son armement, de l'importance du matériel dont il dispose. L'emploi par l'ennemi d'une arme nouvelle le déprime, même si l'efficacité de cet engin est douteuse.
Source : Gallica

Frédéric Reboul Mobilisation industrielle (1925)

Aveugles et ne voulant pas voir, ils avaient, de parti pris, négligé l'étude détaillée des campagnes les plus récentes; ils n'avaient tenu aucun compte des consommations de munitions pendant les derniers combats. L'État-Major de l'Armée, qui avait imposé la doctrine de la guerre de courte durée, rendit officielle celle de la toute-puissance du mouvement et de la supériorité de l'offensive. Ce n'étaient là que des conséquences du dogme de la prépondérance des forces morales, dogme excellent en soi, qui est nécessairement à la base de toute doctrine militaire, mais qu'il ne faut
point exagérer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature