Balle (munition)

Définition et enjeux

P. de Buire,  Les Armes à Feu au xixe siècle…

“ Le fusil de munition, avec lequel nos soldats ont fait toutes les guerres de la révolution et de l’empire, était, avant comme après le changement de platine, une bonne arme, solide et commode, d’un tir fort satisfaisant jusqu’à 100 mètres de distance et même jusqu’à 200. Au-delà, pour toucher un homme, il fallait viser au-dessus de sa tête d’une quantité difficile à connaître, ce qui ôtait toute précision au feu, et les déviations de la balle même devenaient assez fortes, quoiqu’elle eût une action efficace jusqu’à 450 mètres. ”
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Le Blond, Diderot, Mallet,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Quand on se sert de balles à feu pour découvrir les travailleurs de l’ennemi, il faut faire ensorte de pointer le canon de maniere qu’elles ne montent point fort haut, de crainte qu’elles ne s’enterrent. Elles servent aussi pour mettre le feu dans les magasins à fourage, de même que dans les maisons ; & en ce cas, on donne au mortier le degré d’élévation nécessaire pour que la balle tombe sur les toîts comme la bombe, & qu’elle les perce. On peut mettre dans la balle à feu avec les grenades, des bouts de canon de fusils, de pistolets remplis de poudre & de balles. ”
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P. de Buire,  Les Armes à Feu au xixe siècle…

“ Quant au fusil rayé, qui est entre les mains de toute l’infanterie, il a été un peu raccourci et allégé ; la cartouche qui lui est destinée n’a guère varié de poids. Le tir en est bon ; la balle est d’une grosseur et d’une forme qui la rendent, à ce que nous croyons, infiniment plus meurtrière que la balle sphérique et que toutes les autres balles allongées, car au moindre obstacle elle doit se déchirer dans les plaies. ”
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