Résumé

Louis Raymond Désiré Serrier Traité de la nature, des complications et du traitement des plaies d'armes à feu (1844)

Dans cette circonstance, il faut à tout prix donner aux tissus sous-aponévrotiques la liberté de se développer à leur aise par des débridements largement pratiqués, sans cela, la maladie suit un marche rapidement funeste.
Si on débride, tous les symptômes cessent comme par enchantement, la fièvre diminue, le gonflement marche à son aise, les corps étrangers peuvent être extraits avec facilité, s'il y a en a dans la plaie. La suppuration a la liberté de s'écouler au dehors, enfin la blessure de très compliquée qu'elle était, est ramenée de suite à de très bonnes conditions.
Source : Gallica

Louis Raymond Désiré Serrier Traité de la nature, des complications et du traitement des plaies d'armes à feu (1844)

Le fait est vrai, si la balle n'atteint que des vaisseaux de petit volume ; mais si elle a déchiré un vaisseau volumineux, l'hémorrhagie est tout aussi inquiétante que celle qui résulte d'un large coup de sabre. Les plaies d'armes à feu du foie donnent lieu à une hépatite plus ou moins grave, se manifestant par des symptômes analogues à ceux de l'hépatite interne; de plus, le sang qui s'épanche souvent en très grande abondance dans la cavité péritonéale agit comme corps étranger, irrite la séreuse et détermine une péritonite le plus ordinairement mortelle.
Source : Gallica

Louis Raymond Désiré Serrier Traité de la nature, des complications et du traitement des plaies d'armes à feu (1844)

La plaie d'arme à feu qui borne son effet à la peau, et aux muscles d'une région du corps, d'un membre, par exemple, est de peu d'importance. Comme la plaie d'arme piquante, lorsqu'elle attaque les vaisseaux elle est plus dangereuse; mais déjà ici se présente une différence bien tranchée entre les deux ordres de lésions; c'est que la plaie par arme piquante s'accompagne ordinairement d'hémorrhagie primitive, tandis que la plaie d'arme à feu ne présente presque jamais cet accident que secondairement à moins qu'un gros vaisseau comme la crurale, la carotide n'ait été ouvert.
Source : Gallica

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