Charles Victor Biessy

Résumé

Charles Victor Biessy Manuel pratique de la médecine légale… (1821)

Ne voit-on pas encore tous les jours des individus se blesser plus ou moins grièvement, se couper, se brûler, et être complètement guéris dans l'espace le plus court, même sans l'emploi d'aucun topique; tandis que chez d'autres personnes, la plus légère excoriation amène des suppurations pour ainsi dire interminables , malgré les soins les plus assidus et les moyens les plus judicieusement employés ? C'est ainsi que chez plusieurs blessés, une lésion souvent légère détermine une cause de mort que rien ne saurait prévenir ou arrêter, mais qui est alors absolument indépendante de la blessure.
Source : Gallica

Charles Victor Biessy Manuel pratique de la médecine légale… (1821)

Si l'on en excepte la cause qui, pour les plaies des os, est toujours l'action directe d'un agent vulnérant qui a divisé concurremment les parties molles et l'os, en mettant ce dernier à découvert, je ne pense pas que la différence du traitement soit aussi sensible que l'établissent des auteurs modernes , et une réflexion simple semble le démontrer. Dans la plaie d'un os déterminé, comme dans une fracture, la guérison s'opère par la formation d'un cal, et dès-lors le mode de guérison qu'emploie la nature reste le même pour l'un et l'autre cas, si aucune surcause n'en entrave la marche.
Source : Gallica

Charles Victor Biessy Manuel pratique de la médecine légale… (1821)

Les lésions qui sont le produit d'un agent piquant ne méritent, pour ainsi dire, aucune attention; et si l'agent est délié et la piqûre peu considérable, tout le traitement se borne à l'application d'un taffetas ciré, et la lésion n'est alors autre chose que le signe sensible de l'action d'une cause vulnérante, dont la nature particulière pourra être présumée ou établie d'après la figure, l'étendue de la plaie, etc., mais celle-ci n'exige pas même l'énoncé d'un pronostic quelconque.
Source : Gallica

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