Résumé

Portrait de Dominique-Jean Larrey Dominique-Jean Larrey Clinique chirurgicale, exercée particulièrement dans les camps et les hôpitaux militaires… (1829-1836)

Ainsi que nous avons pu l'observer sur un grand nombre d'individus, l'irritation qui se concentre dans la portion du cerveau correspondant à l'ouverture du crâne, peut dépendre autant du contact de l'air extérieur que de la présence des corps étrangers. L'encéphale, traversé en tout sens par des faisceaux innombrables de ramuscules artériels , doit éprouver un mouvement spontané d'expansion, dont les effets deviennent d'autant plus sensibles que les parois du crâne n'offrent pas une égale résistance dans tous les points de sa cavité.
Source : Gallica

Portrait de Dominique-Jean Larrey Dominique-Jean Larrey Clinique chirurgicale, exercée particulièrement dans les camps et les hôpitaux militaires… (1829-1836)

Il est naturel de penser que, si l'on commençait par cette dernière plaie, le sujet pourrait tomber en syncope après l'opération , et, dans ce cas, on serait obligé de suspendre le pansement des autres blessures; ou bien le malade, effrayé et fatigué par les douleurs plus ou moins vives de l'opération qu'il aurait subie, refuserait les autres secours; tandis que les soins que l'on donne aux plaies simples étant moins douloureux, le blessé s'en trouve encouragé, et n'a plus autant à craindre le traitement relatif à la plus grave.
Source : Gallica

Portrait de Dominique-Jean Larrey Dominique-Jean Larrey Clinique chirurgicale, exercée particulièrement dans les camps et les hôpitaux militaires… (1829-1836)

L'engorgement pathologique reste donc stationnaire ; le véhicule seul de lavie générale est réduit; la sensibilité est émoUssée; les fonctions de l'individu sont affaiblies, et les propriétés vitales ne tardent pas à s'éteindre dans les parties engorgées, qui sont frappées d'abord de stupeur, et bientôt après d'affection gangreneuse dont il est difficile ensuite d'arrêter les progrès. Bien plus, l'irritation instantanée que les sangsues produisent dans le système dermoïde suffit pour faire prendre à la maladie un caractère phlegmoneux, en propageant l'érysipèle jusque dans le tissu cellulaire
Source : Gallica

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