Résumé

Jacques Poilroux Traité de médecine légale criminelle (1834)

Dans les conclusions , l'expert doit exprimer le jugement qu'il porte de l'examen des faits , soit sur la nature , la durée et les conséquences d'une blessure , soit sur une maladie quelconque , son pronostic et ses causes ; et s'il s'agit d'un cadavre, sur le genre de mort, homicide ou suicide , ou mort spontanée et naturelle. Les conclusions doivent être une induction rigoureuse des choses observées. Elles ne doivent avoir rien de forcé ni de hasardé, et rien qui ne puisse se déduire naturellement de la relation des faits.
Source : Gallica

Jacques Poilroux Traité de médecine légale criminelle (1834)

Cependant l'ouverture du cadavre peut faire découvrir un empoisonnement qui aura été la véritable cause de mort, et la décapitation un moyen pour la masquer aux yeux de la justice. On trouvera un cadavre à demi-brûlé , on croira être convaincu que l'individu a péri accidentellement dans les flammes ; néanmoins l'ouverture du cadavre fera découvrir dans les viscères un plomb meurtrier ou une lésion par un instrument tranchant, qui prouvera que la mort est due à une autre cause , et que la combustion n'a été qu'un moyen suggéré à la scélératesse pour masquer le crime.
Source : Gallica

Jacques Poilroux Traité de médecine légale criminelle (1834)

L ecchymose est synonyme de contusion, dans ce sens que c'est une blessure qui suppose comme elle une rupture de quelques vaisseaux sanguins , et l'épanchement ou infiltration de sang dans les tissus situés sous la peau. Elle en diffère en ce que la contusion provient toujours d'une violence extérieure , tandis que l'ecchymose peut encore dépendre d'une cause interne , telle qu'un vice scorbutique, une maladie adynamique , l'affection tachetée hémorragique , etc.
La commotion est un état de stupeur qui frappe un organe à la suite d'une secousse ou ébranlement violent quelconque.
Source : Gallica

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