Résumé

A. Sabatier Rapport sur la campagne de l'ambulance du midi… (1871)

Mais le malade y était peu disposé, et il nous pria d'attendre, ce que nous Cimes d'autant plus volontiers qu'il avait peu de fièvre, qu'il paraissait supporter sa lésion, et qu'il n'y avait pas péril en la demeure. Nous bourrâmes cette large fosse de charpie imbibée d'eau phéniquée, et nous alimentâmes bien le malade. Au bout de quelques jours, contre notre attente, la plaie se nettoya, l'aspect en devint meilleur, des esquilles se détachèrent, une bonne suppuration s'établit; la fièvre n'augmenta pas, le bourgeonnement se fit franchement, et nous pûmes espérer conserver le pied à ce malade.
Source : Gallica

A. Sabatier Rapport sur la campagne de l'ambulance du midi… (1871)

Il ajouta, du reste, pour achever le paradoxe, que l'abondance de secours médicaux était une cause de lâcheté pour une armée; que les soldats d'autrefois, assurés que, s'ils étaient blessés, ils périraient sans secours sur le champ de bataille, se défendaient avec acharnement, tandis que nos soldats, certains d'être entourés de soins s'ils recevaient une blessure, ne sentaient pas le besoin de faire une défense désespérée et fuyaient devant l'ennemi. « Les ambulances efféminent l'armée, et lui ôtent son énergie virile. »
Source : Gallica

A. Sabatier Rapport sur la campagne de l'ambulance du midi… (1871)

Quant au mode de formation des ambulances volontaires, je demeure convaincu qu'il y a tout avantage à en laisser le plus possible l'initiative aux Comités locaux, sous la surveillance et
Barbier, chirurgien-major du 47e régiment de marche, qui, loin de suivre les errements de ses confrères, a été, pour l'Ambulance du Midi, un ulile conseiller et un véritable ami. Les uns et les autres, par les encouragements moraux qu'ils nous ont donnés, nous ont aidés à faire du bien, et il leur en revient une part qui, pour être ignorée d'eux, n'en a pas moins sa valeur.
Source : Gallica

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