Résumé

Henri Bouquet La thérapeutique médicale et chirurgicale de guerre en 1916… (1916)

Les innombrables germes pathogènes, apportés, à travers les téguments souillés par les projectiles, les débris vestimentaires et la terre sont singulièrement menaçants pour le blessé. C'est, pour ce dernier, un champ de bataille qui succède à l'autre et, trop souvent, aussi redoutable, si le chirurgien armé de bon sens et d'une efficace antiseptie ne vient à son secours. Les lois brutales de la guerre font sentir leurs effets sur la thérapeutique chirurgicale.
Source : Gallica

Henri Bouquet La thérapeutique médicale et chirurgicale de guerre en 1916… (1916)

C'est là du service de santé plus que de la thérapeutique. Mais cependant, il nous faut bien tirer cet enseignement de notre pratique de ces derniers mois que, non seulement il faut désinfecter les blessures, mais aussi qu'il faut effectuer cette désinfection avec toute la rapidité que nous pouvons atteindre. Et désinfecter, ce n'est pas seulement arroser ou baigner de produits antiseptiques les plaies, c'est, comme au beau temps d'autrefois, les débrider, les sonder, en extraire les projectiles et les corps étrangers. L'abstention, dont on nous faisait un dogme, est aujourd'hui impossible.
Source : Gallica

Henri Bouquet La thérapeutique médicale et chirurgicale de guerre en 1916… (1916)

Opérer toujours, n'opérer jamais ne s'accorde ni avec les nécessité de la pathologie, ni avec la pratique d'une saine chiururgie. Vis-à-vis des plaies de l'abdomen, comme vis-à-vis de toute plaie, il n'est pas admissible qu'on se décide à priori.
La mortalité après intervention est encore considérable, puisqu'elle s'élève à 60 p. 100 au minimum.
Cette mortalité ne serait un encouragement à intervenir systématiquement que si tous les blessés de
l'abdomen devaient obligatoirement succomber.
Source : Gallica

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