Résumé

Charles Auger Siège de Sébastopol : historique du service de l'artillerie… (1859)

Pendant ce silence qui précédait la tempête, on achevait partout les
dernières dispositions pour l'attaque: les places d'armes les plus avancées étaient bourrées d'hommes et chacun prenait son poste.
Le général en chef s'était placé, à Malakoff, au point culminant, dans la redoute du Mamelon vert, à la droite de la batterie n° 15, d'où l'on pouvait découvrir parfaitement tout le terrain de nos attaques et le grand Redan des Anglais.
Le général Thiry, commandant l'artillerie, le général Niel, commandant le génie de l'armée, étaient avec le général en chef.
Source : Gallica

Charles Auger Siège de Sébastopol : historique du service de l'artillerie… (1859)

Quelques instants avant de donner le signal, on aperçut dans l'ombre les Russes en masses nombreuses et compactes, se dirigeant sans bruit sur nos tranchées; nos troupes, déjà prêtes pour l'attaque et garnissant les parapets, s'élancèrent aussitôt sur l'ennemi à la baïonnette : ses bataillons furent culbutés et rejetés sur les travailleurs et tous ensemble se précipitèrent en désordre vers le ravin. Notre infanterie s'empara de toutes les embuscades et s'y établit solidement.
Source : Gallica

Charles Auger Siège de Sébastopol : historique du service de l'artillerie… (1859)

Pour gagner ces 10 à 12 mètres si précieux qui nous permettraient de sauter comme d'un bond dans les ouvrages de la place, préparer les places d'armes destinées à recevoir les troupes, les gradins de franchissement et toutes les communications, l'artillerie devait continuer à soutenir son feu avec la même activité, de manière à ne pas laisser respirer l'ennemi un seul instant et à le mettre, comme par le passé, dans l'impossibilité absolue de se réparer.
Source : Gallica

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