Henry Fabre de Navacelle

Résumé

Henry Fabre de Navacelle Précis des guerres du second empire (1887)

Vers six heures du soir, le général lord Raglan déboucha à la ferme Mackensie, c'est-à-dire à peu près au point où l'on cessait de marcher à l'est pour se diriger au sud, sur le flanc et les derrières d'une division russe en marche sur Backchi-Seraï; la cavalerie anglaise lui enleva quelques hommes et quelques bagages. C'était l'arrière-garde de Mentschikoff, qui s'éloignait de Sébastopol, après avoir constitué à la place une forte garnison de seize mille hommes, qui comptait, en outre, sur les équipages des navires.
Source : Gallica

Henry Fabre de Navacelle Précis des guerres du second empire (1887)

La guerre, au contraire, réduite à un duel sur les falaises de Crimée, laissait aux alliés tous les avantages de la lutte.
Maîtres de la mer, riches en argent, en hommes, en matériel, ils pouvaient indéfiniment, pour ainsi dire, accroître leurs forces sur l'étroit champ de bataille où se concentrait toute la lutte. La Russie, au contraire, quoiqu'elle fût chez elle, ne pouvait envoyer des hommes et des approvisionnements à cette extrémité de son empire qu'au prix de fatigues, de dépenses énormes, de pertes de temps considérables.
Source : Gallica

Henry Fabre de Navacelle Précis des guerres du second empire (1887)

Le général Vinoy fait élever des barricades et créneler les maisons, pour résister à l'attaque prévue de la gauche autrichienne.
Giulay, en effet, compte recommencer la lutte; ses masses ont avancé sans cesse à sa gauche, et la fin de la journée le trouve en position d'offensive. Sa droite a perdu Magenta ; mais elle peut s'arrêter en ligne avec le reste de l'armée, face au nord; toute la journée, ses télégrammes à l'Empereur ont annoncé des progrès. Si sa droite résiste et que sa gauche avance encore, son plan de couper l'armée française et de reconquérir la route de Milan peut réussir!
Source : Gallica

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