Mathilde Bourdon

Résumé

Mathilde Bourdon Le siège de Sébastopol, 1854-1855 (1856)

Chacun de leurs pas était marqué par un bienfait, et les nomhreux témoins de leur charité si douce , si active, si intelligente, à quelque nation et à quelque religion qu'ils appartinssent, restaient stupéfaits d'étonnement et rendaient d'éclatants hommages à une vertu qui leur paraissait à tous surhumaine. Les Turcs, les Anglais, les Grecs, les Russes eux-mêmes, dont elles soignaient les prisonniers malades et blessés, ne savaient comment exprimer leur admiration et leur reconnaissance.
Source : Gallica

Mathilde Bourdon Le siège de Sébastopol, 1854-1855 (1856)

Les colonnes russes gagnaient terrain, protégées par un feu formidable d'artillerie et de mousqueterie, qui portaient la mort dans les rangs ; il était difficile nonseulement de refouler l'ennemi, mais même de soutenir le choc de ces masses, qui vomissaient le carnage sans qu'il parût possible de les entamer.
Les Anglais sont déterminés à se faire tuer plutôt que de lâcher pied; ils tiennent bon, ils luttent, ils arrêtent l'ennemi.
Source : Gallica

Mathilde Bourdon Le siège de Sébastopol, 1854-1855 (1856)

Au-delà de la rivière de FAlina, le sol devenait montueux, et sur ces hauteurs on découvrit les Russes. Le prince Menschikoff occupait la ligne des montagnes de la rive gauche, à la têle de quarante-cinq mille hommes d'infanterie et de six mille chevaux avec cent pièces de canon. Le 20, à six heures du matin, l'attaque commence. La division du général Bosquet se met en mouvement ; les zouaves et les chasseurs se lancent au pas de course ; la rivière est franchie, les soldats escaladent ces monts escarpés, s'accrochant à tout, grimpant comme des chèvres
sous le feu de l'artillerie
Source : Gallica

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