Résumé

Georges Bibesco Les Tireurs au pistolet. Préface par Guy de Maupassant… (1883)

Et vous, général ?
Le général sourit, prend un pistolet, vise et abat une poupée.
– Alors, répond Pertuiset, nous pourrions faire un match.
On prend quatre cartons.
Pertuiset gagne les quatre cartons.
Le général, énervé, demande sa revanche au revolver.
Pourquoi ?. on n'en sait rien ; lui-même n'aurait pu le dire, car il ajoute :
– Je n'ai jamais tiré avec ça. Comment fait-on ?
– On vise, général.
– Mais ce ne sont pas des armes de précision. Vise-t-on plus haut ou plus bas ?
– Plus haut, général, répond Pertuiset imperturbable, je vise toujours un demi-pied au-dessus.
Source : Gallica

Georges Bibesco Les Tireurs au pistolet. Préface par Guy de Maupassant… (1883)

Comme l'adresse à la chasse n'est qu'une simple question de sang-froid, Paul de Cassagnac est un chasseur émérite. Personne mieux que lui ne sait déterminer, avec la promptitude de la pensée, l'espace qui sépare l'arme du but, et ses exploits cynégétiques ne se comptent plus aujourd'hui.
Maintenant, comme homme, Paul de Cassagnac est trop connu pour qu'il soit nécessaire de s'étendre sur les qualités de coeur et d'esprit qui le font apprécier à un si haut degré. En un mot, c'est le type accompli du parfait gentilhomme.
Source : Gallica

Georges Bibesco Les Tireurs au pistolet. Préface par Guy de Maupassant… (1883)

Le marquis de Talleyrand-Périgord est républicain très avancé, d'aucuns disent radical : c'est son affaire. Je ne m'occupe que du tireur et ne veux point connaître l'homme politique.
Élève de la salle Caïn, le marquis est un de nos meilleurs tireurs d'épée. Il est la rapidité même et personne mieux que lui n'a la « rouerie de la garde » ou, pour m'exprimer autrement, « le calcul de la distance ». Une des parades que le marquis a bien dans la main est un contre de quarte d'une vitesse prodigieuse, qu'il exécute sur une retraite assez savamment combinée pour ne jamais perdre la riposte.
Source : Gallica

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