Résumé

Le Journal du siège de Paris, publié par "Le Gaulois" (1871)

La fusillade est rare.
Seul, le tonnerre des mitrailleuses domine, à intervalles égaux, le grondement du canon. Nous embrassons d'un coup d'œil, en nous avançant jusqu'au milieu de la route, l'action qui se déroule devant le Bourget.
Des batteries de campagne, deux locomotives blindées, des mortiers dont les projectiles pèsent 70 kilos, les forts d'Aubervilliers et de l'Est, le premier surtout, ont ouvert un feu d'enfer sur le fameux mur blanc entourant le parc du Bourget et derrière lequel les Prussiens se sont fortifiés d'une facon formidable.
Source : Gallica

Le Journal du siège de Paris, publié par "Le Gaulois" (1871)

Incendiez Paris, Allemands, comme vous avez incendié Strasbourg.
Vous allumerez les colères plus encore que les maisons.
Paris a des forteresses, des remparts, des fossés, des canons, des casemates, des barricades, des égouts qui sont des sapes, il a de la poudre, du pétrole et de la nitro-glycèrine ; il a trois cent mille citoyens armés ; l'honneur, la justice, le droit, la civilisation indignée, fermentent en lui; la fournaise vermeille de la République s'enfle dans son cratère
Source : Gallica

Le Journal du siège de Paris, publié par "Le Gaulois" (1871)

C'est là que viennent de tomber des obus prussiens trop courts pour aller jusqu'au fort. D'autres en ce moment même éclatent dans des clos et des maisons sur notre gauche avec le sifflement multiple de leurs pesants éclats et la fumée épaisse qui s'éleve en nuage colonneux à la place même où éclate le projectile.
Mal pointé, messieurs les Prussiens; vous n'atteignez pas au but et les soldats et ambulanciers qui vont et viennent sur la chaussée narguent vos grasses pièces en souriant, tandis que les marins haussent les épaules sans même se donner la peine de saluer.
Source : Gallica

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