Résumé

Georges de Targes Tablettes d'un mobile : journal historique et anecdotique du siège de Paris… (1871)

Rien n'est sinistre comme un combat de nuit : toutes les horreurs d'une bataille en plein jour sont décuplées par les épouvantables appréhensions de la lutte nocturne : c'est une rude épreuve pour nos mobiles du Puy-de-Dôme qui voient le feu pour la première fois. Mais, grâce à leur bravoure et surtout à leur sang-froid, ils en sortiront vainqueurs.
En effet la voix du canon se fait entendre, c'est le fort de Montrouge, c'est Bicêtre qui ayant pointé leurs pièces pendant le jour, écrasent de leurs coups successifs les positions de l'ennemi, afin qu'elles ne puissent soutenir l'attaque.
Source : Gallica

Georges de Targes Tablettes d'un mobile : journal historique et anecdotique du siège de Paris… (1871)

Cette petite guerre, qui se répète sans cesse autour de Paris, offre le grand avantage de se faire, de notre côté, à coup sûr sous la protection des forts, prêts à arrêter un ennemi trop nombreux et trop entreprenant, d'inquiéter et de harceler les Prussiens, et enfin d'exercer nos soldats, de les habituer à l'ennemi et de les tenir en haleine pour le plus grands combats.
Source : Gallica

Georges de Targes Tablettes d'un mobile : journal historique et anecdotique du siège de Paris… (1871)

C'est un singulier spectacle que de voir toute la garnison des forts de Noisy et de Rosny enveloppée de manteaux, la tête couverte de passe-montagnes, réfugi-ée dans les casemates blindées, fumant philosophiquement sous cette pluie de fer et de feu, assez inoffensive du reste.
* * * Le bombardement, qui n'effraye personne, amuse même ceux qui y assistent de près.
Un très-jeune garde mobile du nom de Louis Dupréel qui rapportait à son ancien patron un éclat d'obus comme cadeau d'étrennes, disait :
— Si vous saviez comme on est content là-bas !
Source : Gallica

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