Alphonse Nicot

Élements biographiques

Alphonse Nicot La grande guerre (1915-1918) (1920)

Sans arrêt, du 30 mai au 17 juin, nos vaillantes troupes se sont battues dans ces terres criblées de trous d'obus et semées de cadavres.
Ni jour ni nuit le combat n'a cessé.
Les éléments d'attaque, constamment renouvelés, écrasaient les Boches à coups de grenades, démolissaient les barricades en sacs à terre ; pas un instant de répit.
Les hommes, sous le soleil, si chaud dans les boyaux, se battaient nu-tête et en bras de chemise. Pas un seul n'eût admis l'hypothèse de s'arrêter avant de tenir le Labyrinthe en entier.
Source : Gallica

Alphonse Nicot La Grande guerre (1914-1915) (1922)

Le devoir est tragique, mais il est simple : repousser l'envahisseur, le poursuivre, sauver de sa souillure notre sol et de son étreinte la liberté, tenir tant qu'il le faudra, jusqu'au bout, hausser nos esprits et nos âmes au-dessus du péril, rester maîtres de notre destin. Pendant ce temps, nos alliés russes marchent d'un pas décidé vers la capitale de l'Allemagne, que l'anxiété gagne, et infligent des revers multiples à ses hommes qui se replient.
Source : Gallica

Alphonse Nicot La grande guerre (1915-1918) (1920)

Après un bombardement formidable et une avalanche d'obus suffocants, les vagues de l'infanterie ennemie vinrent battre nos positions. La première reflue rapidement vers ses tranchées ; la seconde s'installe un peu plus avant, et la troisième, précédée de lanceurs de flammes, parvient à nous faire reculer. En même temps une pluie de fer s'abat derrière nos lignes d'avant, mettant un rideau infranchissable entre nos troupes de contre-attaque et celles qui subissent la violence du choc. Tous les chemins sont défoncés par les obus : il faut attendre.
Source : Gallica

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