Alphonse Nicot, La grande guerre (1915-1918) (1920)
“ Sans arrêt, du 30 mai au 17 juin, nos vaillantes troupes se sont battues dans ces terres criblées de trous d'obus et semées de cadavres. Ni jour ni nuit le combat n'a cessé. Les éléments d'attaque, constamment renouvelés, écrasaient les Boches à coups de grenades, démolissaient les barricades en sacs à terre ; pas un instant de répit. Les hommes, sous le soleil, si chaud dans les boyaux, se battaient nu-tête et en bras de chemise. Pas un seul n'eût admis l'hypothèse de s'arrêter avant de tenir le Labyrinthe en entier. ”
