Alphonse Nicot

Résumé

Alphonse Nicot La grande guerre (1915-1918) (1920)

N'avaient-ils pas, en effet, escaladé sous le feu de l'ennemi les glacis de Vedegrange et bordé les hauteurs de la cuvette de Souain jusqu'au « droit » de la ferme de Navarin ! Au centre, n'avaient-ils pas, en dépit de la canonnade allemande, débouché dans le couloir au nord de Perthesles-Hurlus, des bois épais du Trou-Bricot, et enlevé les bastions ouest de la courtine du Mesnil ! Et par la droite, enfin, ne s'étaient-ils pas élancés jusqu'à la crête de Maisons-de-Champagne, et n'avaient-ils pas pris d'assaut, sous la mitraille, les tranchées de la « patte d'oie » de Massiges !
Source : Gallica

Alphonse Nicot La grande guerre (1915-1918) (1920)

Et les fantassins, qui arrivaient d'une région où ils gardaient des tranchées, ont déclaré qu'ils étaient heureux de se battre à côté d'eux.
Dans ces combats sous bois, l'action du commandement peut difficilement s'exercer d'une manière continuellement effective ; mais chaque homme connaît son objectif, et c'est là qu'éclate la supériorité que donne au soldat français sa valeur « individuelle », alors que les soldats allemands n'ont qu'une valeur « collective ». Chez nous, chaque troupier va droit son chemin et accomplit sa tâche personnelle avec intelligence, courage, conscience et habileté.
Source : Gallica

Alphonse Nicot La grande guerre (1915-1918) (1920)

Sans arrêt, du 30 mai au 17 juin, nos vaillantes troupes se sont battues dans ces terres criblées de trous d'obus et semées de cadavres.
Ni jour ni nuit le combat n'a cessé.
Les éléments d'attaque, constamment renouvelés, écrasaient les Boches à coups de grenades, démolissaient les barricades en sacs à terre ; pas un instant de répit.
Les hommes, sous le soleil, si chaud dans les boyaux, se battaient nu-tête et en bras de chemise. Pas un seul n'eût admis l'hypothèse de s'arrêter avant de tenir le Labyrinthe en entier.
Source : Gallica

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