Résumé

Paul Bénazet Notre sécurité : défense nationale (1939)

Mais au nom de quels principes décidera-t-on qu'une artillerie de campagne doit sacrifier la mobilité à la puissance, et qu'un avion doit négliger l'armement au profit de la vitesse?
Dans l'impossiblité d'avoir un critère expérimental qui nous préserve de l'erreur, il est, du moins, quelques précautions élémentaires qui s'imposent pour la réduire au minimum. Il faut être d'autant plus sévère sur leur application qu'on ne dispose pas d'autres moyens de se prémunir contre les dangers d'une fausse conception.
Source : Gallica

Paul Bénazet Notre sécurité : défense nationale (1939)

Est-il bien certain que le canon d'accompagnement qui dérive du canon de tranchée ne soit pas encore l'objet du mépris de nos ingénieurs d'Etat? Ils tiennent toujours ce matériel pour un instrument de seconde zone, indigne de leur sollicitude.
Certes, il était indispensable de donner à l'Etat des moyens étendus de contrôle sur la fabrication des matériels de défense nationale. Personne ne le conteste moins que moi. Mais, ne peut-on pas se demander si la loi de 1936 sur la nationalisation des usines d'armement n'a pas été mal comprise?
Source : Gallica

Paul Bénazet Notre sécurité : défense nationale (1939)

Le stockage d'un matériel de guerre tout prêt pour une armée de plusieurs millions d'hommes devient une impossibilité. L'accumulation de grands approvisionnements de réserve est la mesure la plus antiéconomique qui soit, et en même temps une mesure de valeur douteuse en raison du vieillissement naturel du matériel. Pour l'armement des masses, il n'y a qu'un moyen : fixer le type des armes et en même temps préparer leur fabrication massive.
Source : Gallica

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