Bombardement aérien

Définition et enjeux

Paul Fauchille Traité de droit international public… (1921-1926)

Par la nature même des choses, un bombardement aérien ne permettra jamais de s'emparer d'un port, d'une ville ou d'un village. Quelles qu'importantes que puissent être les escadrilles d'avions ou de dirigeables qui survoleront une localité, leurs équipages et les coups que ceux-ci dirigeront contre elle ne seront jamais assez nombreux pour qu'elle se rende et tombe définitivement en la possession des vainqueurs : le seul résultat que des aéronefs puissent atteindre avec leurs canons et leurs bombes sera d'abattre quelques maisons et de tuer une certaine quantité de personnes
Source : Gallica

Paul Fauchille Traité de droit international public… (1921-1926)

On a toujours envisagé jusqu'ici un bombardement aérien dirigé contre des personnes ou des choses faisant partie d'agglomérations : corps de troupes, ports, villes ou villages. Il n'y a aucune raison de ne point appliquer les mêmes règles au bombardement de personnes, d'ouvrages, d'installations, d'habitations ou de bâtiments isolés. C'est en effet le caractère militaire des personnes ou des choses qui seul, dans la réalité, autorise contre elles le jet de projectiles par la voie des airs.
Source : Gallica

Contre-amiral Degouy Revue des Deux Mondes

Revenons encore à notre bombardement pour noter que la technique moderne nous fournit un moyen d’action nouveau, une arme inconnue dans les guerres précédentes, l’appareil aérien. Et il est clair que, dans le cas qui nous occupe, ce sera à l’assaillant plus qu’au défenseur que reviendra le bénéfice des engins de ce genre. Comment douter que les coups, portés sur des buts étendus et fixes, ne soient plus assurés que ceux qui s’adresseront à des objectifs mobiles et d’une superficie relativement faible ? Je parlais tout à l’heure du réglage du tir et, là encore, l’avantage reste à l’attaque.
Source : Wikisource

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