Gaston Héracle-Leroy

Résumé

Gaston Héracle-Leroy Le bombardement d'Amiens en 1918 (1919)

Parmi les heures les plus tragiques du bombardement d'Amiens se placent celles qui virent transformer, par les explosions et par le feu, tout un quartier commerçant de notre ville en un amas de ruines que l'amiénois le plus insensible ne saurait, maintenant encore, traverser sans un léger serrement de cœur et que les premiers réintégrés n'ont pu contempler, dans toute l'horreur de la dévastation, sans une émotion profonde.
Dans la nuit du 23 au 24 avril et dans la journée du 24, la ville a reçu 400 obus et 80 bombes ou torpilles.
Source : Gallica

Gaston Héracle-Leroy Le bombardement d'Amiens en 1918 (1919)

Les effets du Bombardement
LA CATHÉDRALE
La conscience des Allemands est suffisamment chargée de crimes sans qu'on les accuse par surcroît d'avoir tenté de détruire, après celle de Reims, la cathédrale d'Amiens. Il semble bien, au contraire, que leurs avions ne l'aient jamais visée. Et si leurs canons à longue portée l'ont atteinte au cours des bombardements de l'été 1918, c'est que, dans leur sauvagerie qui les incitait à arroser d'obus toute la ville, c'était trop leur demander que le souci de prévenir une maladresse en épargnant ce quartier.
Source : Gallica

Gaston Héracle-Leroy Le bombardement d'Amiens en 1918 (1919)

Le sursaut du réveil fut terrible. Et tous ceux qui ont vu, pour y avoir pris part, cette formidable débâcle, ne l'oublieront jamais. Amiens se vida et s'il est vrai que « partir c'est mourir un peu » l'axiome du poète ne saurait mieux s'appliquer qu'à cet exode désespéré.
De peu, le bombardement suivit. Et de près ou de loin les amiénois angoissés pensèrent que leur tour était venu, qu'au cimetière des villes mortes les allemands allaient conduire la leur...
Mais voici les batailles décisives. Les canons boches reculent sans pouvoir achever leur œuvre de destruction.
Source : Gallica

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