Résumé

Les Allemands destructeurs de cathédrales et de trésors du passé… (1915)

Que le bombardement de Notre-Dame de Reims ait fait partie d'un plan déterminé, c'est une chose incontestable. Un otage, le plus grand de tous, voilà comment l'Etat-Major allemand considère la haute cathédrale royale. Ils en agiront avec elle comme avec ces pauvres notables captifs dont ils se font un bouclier contre les populations. Sur la pure noblesse de la cathédrale ils sont d'ailleurs parfaitement bien instruits. Ils savent qu'avec ses splendides tapisseries, ses riches verrières, son Trésor, ses sculptures, elle constitue un musée d'art gothique sans analogue dans le monde.
Source : Gallica

Les Allemands destructeurs de cathédrales et de trésors du passé… (1915)

Pour l'Allemagne, cette guerre qu'elle a entreprise n'a pas pour objet, comme chez nous, de sauver, en même temps que sa propre existence, la terre reçue de ses pères ; ce n'est qu'un sombre jeu de destruction ; elle l'a organisée comme un lâche guet-apens, elle y a couru comme à un pillage. Les armées qu'elle jetait sur l'innocente Belgique pour tomber au plus tôt sur la France qu'elle jugeait devoir être éperdue, elle comptait les gorger de butins de tous genres et leur livrer des foules soumises de femmes.
Source : Gallica

Les Allemands destructeurs de cathédrales et de trésors du passé… (1915)

L'admirable grand'place, l'Hôtel de Ville et la cathédrale de Bruxelles, notamment, — je le sais et je répète que je le sais de source personnelle et sûre contre laquelle ne prévaudra nul démenti — sont minés. Il suffira d'une étincelle pour faire d'une des plus authentiques merveilles de l'Europe un amas de décombres pareil à ceux d'Ypres, de Malines, de Louvain. Il est temps que cela finisse ! Il est temps que tout ce qui respire se soulève à la fin contre ces destructions systématiques insensées et stupides, sans excuses guerrières et sans buts stratégiques.
Source : Gallica

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