Arsène Alexandre,
Les monuments français détruits par l'Allemagne…
(1918)
“ Arras, c'était du moins la barbarie à apparence de guerre. La volonté de détruire une ville, oeuvre d'art tout entière admirable, s'affirmait par le bombardement incendiaire, imprévu et dépourvu de tout prétexte, du palais Saint-Vaast (même en laissant de côté l'Hôtel de Ville et les autres monuments) . Bapaume, c'est la destruction sur place, par la brute (on ne peut ici employer d'autre mot, quoiqu'on ait résolu de garder la dignité dans les termes de l'indignation) , la brute acharnée à sa besogne rancunière. C'est la ville anéantie avec une méthode, une patience, un art spéciaux. ”
