Résumé

La Normandie monumentale et pittoresque… (1893)

CHAPELLE DE M. LE CURÉ. — La chapelle de M. le Curé, ou du Bon-Pasteur, est aujourd'hui consacrée à la dévotion de la Sainte-Face et est, à Rouen, le siège de l'archiconfrérie. Le tableau qui décore cette chapelle est considéré, à bon droit, comme un chef-d'œuvre. Il représente saint François d'Assise en extase et en larmes, tenant dans ses bras le crucifix. La figure du saint est d'une expression si saisissante qu'on ne peut la contempler sans émotion. Les yeux sont d'une beauté pénétrante et racontent éloquemment la douleur et l'amour.
Source : Gallica

La Normandie monumentale et pittoresque… (1893)

L'ami du passé ne peut se défendre d'un sentiment de tristesse en visitant ce beau château morne et abandonné, et le philosophe de dire : Quoi, ce manoir lézardé, ces pierres ornées et sculptées qu'admire l'antiquaire, c'est tout ce qui reste de la brillante demeure que l'art s'était plu à embellir!.
Quoi, ces vieux meubles vermoulus, ces lambeaux de vieilles tapisseries, ce sont là les débris d'un somptueux mobilier!. Que sont devenus ces fiers seigneurs de Martinville si dédaigneux du nom de Le Pelletier porte par leur ancêtre, ce riche négociant et bourgeois de Rouen?
Source : Gallica

La Normandie monumentale et pittoresque… (1893)

Le fils de Rabel, Guillaume II de Tancarville, lui succéda en 1140 et ne fut pas moins vaillant.
Il se rangea, avec une foule de fiers et puissants barons auxquels s'étaient joints le roi de France et le comte de Flandre, du parti de Henri le Jeune, qui s'était mis en révolte contre son père Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Le vieux roi, furieux, et se débattant comme une ourse à qui on a enlevé ses petits, dit un chroniqueur du temps, fit tête à tous, et sortit triomphant de la lutte; mais il s'estima trop heureux de pouvoir pardonner à ses barons révoltés.
Source : Gallica

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