Moule (architecture)

Définition et enjeux

François Cointeraux École d’architecture rurale

La tête du moule qui sert à former les angles des bâtimens en terre, doit se faire de deux petites planches rainées, languettées et blanchies des deux côtés ; on pourroit n’y employer qu’une seule planche, puisqu’elle n’auroit que 18 pouces de large sur trois pieds de hauteur ; mais on sent qu’elle se déjetteroit : ainsi on placera, clouera et rivera deux petites barres de 4 pouces de largeur. Voy. planche I, fig. 3, où l’on remarquera encore que la largeur de cette partie du moule diminue insensiblement sur sa hauteur, pour donner le talus ou le fruit au mur.
Source : Wikisource

Daniel Ramée L'architecture et la construction pratiques… (1915)

Lorsque la terre est ainsi préparée, on la met dans une espèce de moule ou encaissement mobile, où elle est battue avec un pilon.
Ce moule mobile est formé : 1° de deux tables en bois de sapin que les piseurs des environs de Lyon appellent banches, composées de planches solidement assemblées et fortifiées par des traverses et enfin munies de poignées, 2° de châssis pour soutenir les deux banches : ces hanches ont ordinairement 3 mètres de longueur sur 0m,90 ou 1 mètre de hauteur. L'épaisseur du mur
donne l'écartement des deux banches, écartement qui est variable et arbitraire.
Source : Gallica

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