André Lefèvre

Résumé

André Lefèvre Les merveilles de l'architecture (1870)

Considérez - vous l'attique isolément? vous voyez des pilastres supportant une corniche en parfaite harmonie avec eux, un ornement qui les rattache les uns aux autres, et, en dehors de la corniche, un chéneau de forme élégante. Embrassez-vous l'édifice d'un seul coup d'œil? toutes ces divisions disparaissent pour ne former qu'un tout, et vous êtes pénétré d'admiration à la vue du couronnement le mieux caractérisé, le plus élégant, le plus riche, en un mot, le plus beau que présente l'architecture moderne, et qui ait peut-être jamais existé.
Source : Gallica

André Lefèvre Les merveilles de l'architecture (1870)

Mais on vient surtout admirer le temple de Kaï-lasa (nom de Çiva) , magnifique bijou de pierre,
grand comme la Madeleine, fait d'un seul rocher où il a été taillé, refouillé, sculpté en tout sens. Les proportions, la grandeur et la grâce, rien n'y manque ; il a fallu que la main d'un maître ait façonné cette somptueuse basilique où l'on voit des chapelles, des portiques, des colonnades supportées par des éléphants, deux obélisques hauts de douze mètres, une pagode haute de trente, des escaliers qu'éclaire un jour sombre et des galeries obscures, j'allais dire religieuses.
Source : Gallica

André Lefèvre Les merveilles de l'architecture (1870)

Rien ne m'a tant surpris à la vue de la plus belle chose qu'il y ait dans l'univers, que de n'avoir aucune surprise ; on entre dans ce bâtiment dont on s'est fait une si vaste idée : cela est tout simple. Il ne paraît ni grand ni petit, ni haut ni bas, ni large ni étroit. On ne s'aperçoit de son énorme étendue que par relation, lorsqu'en considérant une chapelle, on la trouve grande comme une cathédrale, lorsqu'en mesurant un marmouzet qui est là au pied d'un colonne, on lui trouve le pouce gros comme le poignet.
Source : Gallica

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