Charles Blanc

Charles Blanc

Résumé

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc L'architecture (Nouvelle éd.) (1904)

Quand on voyage dans les pays classiques de l'architecture, en Grèce, en Asie Mineure, en Sicile et dans la Grande-Grèce, on est frappé partout de la beauté que se prêtent mutuellement l'art et la nature. Le paysage, le ciel, la mer, tout concourt à former un cadre magnifique aux inventions de l'architecte. Le caractère même du sol, qu'il soit riant ou sévère, fertile ou aride, est un élément que l'artiste a fait entrer dans les plans de son édifice pour en rehausser l'ordonnance, pour en achever le prestige et la grandeur.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc L'architecture (Nouvelle éd.) (1904)

Une architecture a de l'harmonie lorsque tous ses membres sont tellement liés entre eux qu'on n'en peut retrancher ou transposer un seul sans rompre l'unité de l'édifice. La variété dans l'unité, c'est la loi de tous les arts, et cette loi est exprimée par le mot harmonie. Ici encore, c'est l'organisme du corps humain qui doit servir de modèle à l'architecte, non sans doute pour qu'il en fasse une imitation ridicule, mais pour qu'il applique à ses ouvrages les lois du mécanisme le plus merveilleux qui fut jamais.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc L'architecture (Nouvelle éd.) (1904)

S'il en est ainsi, n'est-il pas évident que les qualités qui nous plaisent ou les défauts qui nous déplaisent dans un édifice appartiennent à l'ordre moral? Est-il possible que le blanc et le noir, la ligne droite et la ligne courbe affectent l'esprit, si ce n'est par l'idée qu'ils représentent? Un édifice blesse les regards de tous les spectateurs lorsqu'ils sentent qu'on l'a élevé sans penser à eux, sans s'inquiéter s'il y avait des yeux au dehors comme au dedans. Cette rudesse égoïste doit être adoucie par la politesse, et cette politesse, nous l'appelons architecture.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature