Camille Binet, Le sac de Montdidier : Cinquantenaire de la victoire de 1918 (1969)
“ Le bombardement redouble et les obus allemands causent de graves dommages. La cour de notre immeuble est jonchée d'éclats de tous calibres. A peine rentrés, voici que notre sonnette carillonne éperdûment. C'est la bonne de Mme Dangez qui vient nous demander asile pour elle et sa maîtresse que le bombardement effraie. Ces dames s'installent ; nous préparons une literie de fortune, un repas d'infortune, et cela nous conduit jusqu'à 8 heures 1/2 du soir. Le canon fait rage, la maison paraît chanceler sur ces bases. Au bruit énorme de l'artillerie, se mêle le crépitement des mitrailleuses. ”
